Art et folksonomie

Saturday 31 January 2009

folksonomy

Le terme “folksonomy” ne semble pas exister en Français mais si c’est une question de référencement, il existe à présent. Ce mot désigne la classification collaborative, actuellement effectuée grâce à des mots clés ou “tags”. Étant donné la jeunesse du concept, il est amené à évoluer, ainsi je ne serais pas étonné de voir se développer de nouvelles façons de classer les informations, notamment pour pallier à des problèmes de polysémie et de synonymes qui perturbent l’utilisation de services comme Delicious, Flickr, ou encore Google.

Quoi qu’il en soit dans l’avenir, la folksonomie est bien présente dans l’actualité. Cet article vise à lister quelques affinités entre l’art et la folksonomie. La plupart de ces œuvres sont des systèmes regroupant des informations disponibles sur le réseau. Par conséquent, les contenus des œuvres sont créés par les internautes. Le rôle de l’artiste revient à filtrer, classer ou détourner ce contenu social.

The continuum of cute
Permet à l’utilisateur de classer des photos d’animaux, du plus au moins mignon. :>

They thought I was taking a picture
Une page de résultats Youtube - Sorte de ready-made comme il peut en exister sur Google Image… Horse Eye, White Square…

Satanic Images
Détournement de Google Image : la recherche se fait par noms de fichiers donnés par les appareils photo numériques. Chaque nom de photo contient “666″.

Passing by
Ce site agence des vidéos taguées “passingby-looking-left” ou “passingby-looking-right” sur Youtube. Le résultat est un travelling géant collaboratif, sorte de voyage infini généré par le groupe.

[cloud.s]
Le microbloging n’échappe pas à la pratique folksonomique (hop un autre mot inventé). [cloud.s] dessine dynamiquement des nuages de flux d’informations Twitter qui comprennent le mot “cloud”.

Clouds of  clouds
Toujours dans les nuages, Clouds of clouds génère des nuages de photos de nuages sur Flickr, prises le même jour mais pas forcément la même année.

www.folksomy.net/
Jodi rassemble sous folksonomy.net des vidéos issues de la culture internet. Bel hommage aux Internet memes façon JODI.

La liste est non exhaustive et je vous invite à proposer des liens dans les commentaires.

Pas question de se gratter le nez

Saturday 13 December 2008

Source : GG’s Nous sommes tous des blogs

Quel est le script le plus con que vous ayez écrit ?

Wednesday 10 December 2008

Tous langages confondus.

Réponse dans les commentaires.

Un peu comme un concours de comparaisons à chier

Saturday 18 October 2008

J’adore les comparaisons bidons, un peu comme on peut aimer le mauvais chocolat des calendriers de l’avant.

Je vous invite à proposer dans les commentaires une comparaison inventée pour l’occasion, un truc vraiment nul que vous n’oseriez jamais dire à un être doué d’intelligence.

Exemples

  • Mieux vaut un onglet ouvert qu’un ongle incarné
  • Le papier bible c’est comme s’appeler Adolf, c’est délicat

Camangepasdepain prend aussi soin de votre potentiel créatif.

Quel mot n’avez-vous jamais prononcé ?

Tuesday 12 August 2008

Répondez dans les commentaires

Sam est chaud ce soir

Thursday 12 June 2008

Worms theme au synthé !

Monday 9 June 2008

Ce geek a trop la tête de l’emploi !

Ces petits gestes de manches genre je gère l’instru, ne sont pas non plus sans me séduire.

Bruce Nauman et la typographie

Friday 23 May 2008

Débuté au milieu des années 60 après des études de mathématiques et d’art, le travail de Bruce Nauman s’engage sur des supports variés parmi lesquels la vidéo, la sculpture, la peinture, la performance et l’installation. Il trouve sa pierre de touche dans le champ du body art, en filigrane de son œuvre traversée par d’autres thèmes tels que le temps, la répétition, le rapport au spectateur, etc. ; de façon non-exhaustive, il en va chez lui de la provocation autant que d’une réflexion pertinente sur le rôle de l’art, s’inscrivant dans le courant minimaliste conceptuel qui fait école aux Etats-Unis dans ces années.
Si vous êtes curieux, je vous encourage vivement à prendre votre moteur de recherche à bras-le-corps car je ne vous parlerais ici que du rapport texte-objet qui me botte, de cuir.

De manière diamétralement opposée à celle de Ben, que l’on a tous plus ou moins gastriquement rendu à force de le lire sur les cahiers des filles de nos quatrièmes respectives, Nauman matérialise jeux de mots et fragments de pensées au moyen de la sculpture en néons clignotants.
En cela qu’ils se posent comme extensions de lui-même et de son propre corps, ses mots appellent à des considérations que je crois pouvoir désigner comme nostalgiques, à propos de l’art, l’artiste, la société et lui-même. Il est à noter que pour toutes ses œuvres, Nauman laisse à vue l’installation qui la nécessite par souci de vérité et qu’en ce sens, l’emploi du néon coloré comme figure emblématique de l’espace publicitaire (mensonger ?) participe de la dérivation du sens des mots, dont une dimension de vérité froide nous claque à l’esprit lorsqu’on les lit. Le mot traité comme substance graphique, se pose alors la question du propos en tant que tel autant que de l’œuvre elle-même ; qu’en reste-t-il lorsque le néon est éteint ?

J’aurais aimé vous montrer surtout (si quelqu’un a une image sous la main, je suis son homme) :
My last name exagereted 14 times vertically
, 1967, où la déformation typographique nuit clairement à lisibilité. Ici ne reste de l’œuvre que le nom de l’artiste, sa signature, rendant magistralement le précepte premier de Nauman selon lequel son nom et son corps constituent la seule matière première dont il dispose véritablement. Nauman, homme nouveau en allemand, joue implicitement du pendant germanophone de son nom avec celui de Barnett Newman, l’étirant quatorze fois dans sa hauteur, en une phallicisation (peut-être) de lui-même comme œuvre.
&
The true artist is an amazing luminous fountain, (à mettre en relation avec l’autoportrait qui suit) introuvable, dont je peinerai à parler tant le traitement et la composition de l’image importent. Une haut de casse à empattements dessinée à la main sur les bords d’un support (?) blanc rectangulaire, distribuant les mots selon un jeu qu’il ne conviendrait pas de décrire, et dont le centre, où se trouvent une ou deux notes écrites rapidement au stylo, rend bien compte de la valeur suprématique du processus, du sens de “the true artist” devenu presque un vocable seul et de l’aspect brut dans l’art de Bruce Nauman.


Self portrait as a fountain, 1967


The True Artist Helps the World by Revealing Mystic Truths (Window or Wall Sign), 1967

My name as though it were written on the surface of the moon, 1967


Sweet Suite Substitute, 1968 (fabricated 1982)


None Sing-Neon Sign
, 1970


Pay Attention, 1973


One Hundred Live and Die, 1984


Partial Truth, 1997

Prononcez Naomane, et qu’on ne se retrouve pas dans les mêmes dîners ni dans les mêmes cours.

[En vrac] Design humanitaire, design de l’urgence.

Tuesday 6 May 2008

Voici des résultat en vrac d’une recherche sur ce type de design engagé.

Blogs

Workshops (passés)

Le lifter ou la technologie de vol du futur !!!

Tuesday 5 February 2008

Cet arrière goût un peu kitch, non sans rappeler les messages à carractère informatif me plait beaucoup. Sans plus attendre, la techno du futur. Merci à Caroline pour le href.